samedi 17 juin 2017

Nouvelle session au Madaï, au jig et à l'Oval Tenya



La dernière fois avec Fabrice nous étions restés sur notre faim lorsque nous avions pêché du pagre. À peine nous quittions le plateau que nous avions déjà hâte de revenir prendre notre revanche avec peut être cette fois ci de jolis poissons à la clé...

Pour une fois nous faisons une session le matin, le rendez-vous est fixé à 7h. Le temps de passer prendre le pain frai pour le casse croûte du midi, et nous voici à la cale. Le vent d'Ouest de la veille est complètement tombé, il devrait basculer au Nord-Est en cours de journée. Nous arrivons rapidement sur le plateau où nous avons trouvé les poissons la dernière fois. La mer est plutôt calme mais il y a des "restes" de houle des jours précédents, toutefois nous ne devrions pas être trop gênés. Il y a une trentaine de mètres d'eau sous le bateau, je décide d'attaquer avec l'Oval Tenya, il me tarde d'essayer ce nouveau leurre qui fait beaucoup parler de lui depuis le début de saison.
J'ai acheté quelques gambas surgelées et il me reste aussi quelques couteaux extra frais pêchés la veille...
Après avoir retiré la queue d'une gambas, je l'enfile sur l'hameçon fixe. En théorie j'aurai dû le faire ressortir au niveau du ventre, mais comme l'appât est très fragile après décongélation, je préfère le faire passer dans le dos. Le deuxième hameçon, un genre "d'assit hook", est piqué dans la tête du crustacé, pour assurer le coup je renforce l'ensemble avec du fil élastique.

Sur ce schéma on voit clairement comment mettre la crevette sur l'hameçon et où placer l'assit hook...



Je fais descendre le Tenya sous le bateau, il y a encore 2/3 km/h de dérive. Le courant anime tout seul mon leurre au ras du fond, je fais quelques petites tirées amples de temps en temps pour décoller le crustacé. Il ne faut pas longtemps pour ressentir une première tape; quelque chose est en train de croquer la gambas... Je ferre! C'est pendu!!! Je ne sais pas ce que c'est mais ça ne se défend pas beaucoup, "c'est peut être un tacaud?" Finalement c'est un petit rouget grondin qui a succombé à l'Oval Tenya.

 "One shot"!!!


Dès le premier lancer j'ai pris un poisson, ça promet pour le reste de la session... La gambas a pris cher, je suis obligé d'en remettre une autre. Je continue de prendre des tapes​ mais c'est principalement des tacauds qui remontent sur le bateau. Certains sont vraiment très gros. Fabrice, qui préfère pêcher au jig, en pique plusieurs ainsi que des gros maquereaux.

Le tacaud n'est pas très prisé par les pêcheurs, pourtant sa chair est excellente. 


En insistant je finis par prendre une bonne cartouche sur l'Oval Tenya, et, à la façon dont se débat le poisson, je sais parfaitement ce qu'il y a au bout de la ligne. Il n'est pas très gros mais ses reflets rosés devraient nous motiver pour le reste de la session...

Le leurre est bien coffré, les deux hameçons sont dans la gueule...


Comme il y a de belles détections qui nous font plutôt penser à du lieu jaune, Fabrice passe au leurre souple. Il en profite pour mettre un leurre Flashmer Blue Equille. Cela fait plusieurs sessions qu'il le teste sans plus de résultat. Rapidement il se fait atteler par un joli poisson, il prend plusieurs "rushs" dans la canne sans rien pouvoir faire. Heureusement le poisson s'épuise et finit par percer la surface...

C'est un superbe lieu de roche, bien jaune doré comme un lingot, magnifique...


Avec le courant qui est complètement tombé, nous ne dérivons quasiment plus, nous en profitons pour aller prospecter une zone plus profonde. En arrivant il y a quelques échos au sondeur. Cela ressemble à du lieu mais ils ne sont pas très actifs, nous nous laissons dériver plus loin derrière ces détections. 
Je suis obligé de changer de leurre car  il y a maintenant entre 42 et 45m de fond. Je monte un Madaï Hayabusa en 65g, avec celui ci je n'aurai pas de mal à atteindre le fond d'autant que le jusant est en train de se mettre gentiment en place tout comme le vent de Nord Est, ce qui ne facilite pas nos dérives. Pour changer des gambas, je mets des pieds de couteaux sur mes hameçons. Les touches ne tardent pas et je sors une nouvelle espèce; une vieille coquette!

Une jolie coquette...


"Là où il y a des vieilles​ coquettes​, il y a souvent des pagres car ils ont le même régime alimentaire" C'est ce que m'avait dit Olivier lors du salon de Nantes. Alors nous allons insister sur cette zone! Nous faisons d'autres vieilles coquettes et également des gros tacauds. Mais à un moment c'est un tout autre poisson que j'ai au bout de la ligne, beaucoup plus puissant, et surtout, qui donne des gros coups de tête! Ca sent le joli pagre... Le combat est assez long car il faut le remonter sur plus de 40m, arrivé en surface, c'est l'euphorie!


Yeeessss...



Voici enfin un joli pagre!


Nous insistons dans l'espoir de toucher d'autres poissons mais en vain. Il est temps de retourner à la côte pour se mettre à l'abri car le vent souffle de plus en plus. Nous allons poser l'ancre dans une crique pour manger le casse croûte et boire une bonne bière bien fraiche. Une fois n'est pas coutume, pendant que nous dégustons notre Hoegaarden, je mets une ligne à l'eau avec un couteau décortiqué. Je n'y crois pas trop car les sorties de ces dernières semaines n'ont vraiment pas été terribles sur ce secteur... 
Cela fait plus de 30 minutes que la canne est lancée et à vrai dire nous n'y prêtons presque plus attention. J'ai quand même de temps en temps un oeil qui louche dessus... Je fais bien car j'aperçois une première tape très franche! J'ai à peine le temps de poser mon sandwich que la canne est pliée en deux! Heureusement le frein est bien réglé sinon je me serais fait exploser la ligne! J'ai un peu de mal à retirer le talon du porte canne... C'est bon, je vais enfin pouvoir brider le poisson qui m'a déjà pris 20 bons mètres de tresse. Pas la peine de ce demander ce que c'est, il n'y a que les daurades royales qui peuvent faire ça. j'ai confiance en mon bas de ligne en 35 centièmes et surtout en mon hameçon VMC 2/0 fort de fer. Le poisson remonte vers le bateau, j'en  profite pour récupérer la tresse qu'elle m'avait pris, elle se défend vraiment bien. Encore quelques coups de tête, quelques tours de manivelle et la voici dans l'épuisette !

Nous avons bien failli ne jamais voir la couleur de cette belle daurade royale. Nous pêchions sur une zone très sableuse, ce qui expliquerait la couleur très claire de ce poisson.


La partie de pêche se terminera sur ce beau coup de ligne. Les sparidés sont de plus en plus actifs et ça fait bien plaisir. Les sessions à venir du bord comme en bateau devraient être biens sympathiques... Nous avons tout de même attrapé 8 espèces de poissons différentes, c'est cela qui rend la pêche au Madaï et au jig intéressante, on ne sait jamais sur quoi on va tomber!



@micalement, Nicolas.

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